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Lachuá

Légèrement torréfié

Lac Lachuá & forêt tropicale

Sachet MOOJO Lachuá, cacao cérémoniel 100 %, avec une tablette et une tasse de cacao
Recevoir mon accès · ouverture le 26.10 (s'ouvre dans un nouvel onglet)

Notes de dégustation

Fruité · Noisetté / Praliné

Texture

Crémeuse & enveloppante

Cultivar

Criollo · Fino de Aroma

Dose recommandée

20–40 g

Préparer une boisson
  1. Pour une boisson au cacao pur, comptez 20–30 g par tasse, ou 30–40 g pour une texture plus dense. Avec une tablette de chocolat, ajustez la quantité à votre goût : elle contient déjà du sucre.
  2. Râpez ou cassez le cacao ou le chocolat.
  3. Chauffez l'eau, ou une boisson végétale, sans la porter à ébullition : 60 à 65 °C au maximum.
  4. Versez sur les morceaux, laissez fondre, puis battez au fouet ou au molinillo jusqu'à obtenir une mousse homogène.
Prix de vente€9,50
Taille: 60 gr
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En stock · Expédition sous 24 à 72h

  • Envoi lundi et jeudi

  • Broyage sur pierre

Ingrédients & valeurs nutritionnelles

Pâte de cacao, beurre de cacao. Cacao : 100 %.

Valeurs moyennes pour 100 g
Énergie 2479 kJ / 600 kcal
Matières grasses 50,3 g
dont acides gras saturés 30,1 g
Glucides 30,6 g
dont sucres 0,3 g
Fibres alimentaires 14,7 g
Protéines 13,5 g
Sel < 0,013 g

Peut contenir des traces de fruits à coque. Fabriqué dans un atelier qui manipule également d'autres fruits à coque.

Le terroir

Autour du lac Lachuá, en Alta Verapaz, entre 100 et 600 m, la forêt tropicale humide est protégée (réserve Ramsar) et les sols de piémont sont fertiles. Les Q'eqchi' Maya y cultivent le cacao en agroforesterie, avec la cardamome et le maïs, et le savoir se transmet dans la communauté.
Pays Guatemala
Récolte Octobre à février
Altitude 100–600 m
Fermentation 6 jours en caisse en bois
Séchage Séchage solaire sur lits surélevés
Torréfaction Légèrement torréfié
Carte du terroir
Tablette MOOJO #Taille_60 gr
Guatemala · Lachuá · Cacao cérémoniel60 gr Prix de vente€9,50
Collines sous la brume, Lachuá

Lachuá · Alta Verapaz

Lachuá

Le lac sent le soufre. Autour, la forêt est un parc depuis 1996. Le cacao pousse à la lisière.

Territoire

Le lac porte le nom de son odeur

Lachuá vient du q'eqchi' li chu ha, l'eau fétide : le lac sent le soufre. Il est presque rond, quatre kilomètres carrés, deux cent vingt-deux mètres de fond, un puits ouvert dans le calcaire à cent soixante-treize mètres d'altitude. Cette rondeur a fait naître l'hypothèse d'un cratère de météorite ; les géologues y lisent plutôt un cénote, une doline noyée comme celles du Yucatán, et le débat n'est pas clos. Autour, une forêt tropicale humide en parc national depuis 1996, et une zone humide inscrite à la convention de Ramsar sous le nom d'Eco-región Lachuá depuis 2006. Cinquante-cinq communautés q'eqchi' vivent dans cette écorégion. Le cacao pousse à leur porte, en lisière de ce qui ne se coupe pas.

Ce documentaire est le nôtre. Il a été tourné à Tuq'Tuquilal, à Lanquín.

Documentaire de l'Alta Verapaz. MOOJO.

Peuples

Le pays qu'on a appelé la Vraie Paix

Avant 1547, cette terre s'appelait Tezulutlán, la terre de guerre : les armes n'y étaient pas entrées. En 1537, Bartolomé de las Casas obtient d'y tenter la conversion sans soldats, et le pays prend le nom de Vera Paz, la vraie paix. Les Q'eqchi' sont restés. Ils forment aujourd'hui la deuxième communauté linguistique maya du Guatemala, autour d'un million trois cent mille locuteurs. Au dix-neuvième siècle, la privatisation des terres communales au profit des plantations les pousse au salariat, et dès 1889 beaucoup partent vers l'est. L'écorégion de Lachuá compte quarante-cinq mille habitants, sur un territoire qui a traversé trente-six ans de conflit armé, clos par les accords de paix de 1996. Le cacao y est porté par des associations : des familles qui décident ensemble de ce qui part et de ce qui reste.

Une productrice, chapeau de paille, main sur une cabosse, Lachuá

Le vivant

La cardamome est arrivée en 1914, dans le domaine d'un planteur allemand

En 1914, dans son domaine de café de Cobán, Oscar Majus Kloeffer plante de la cardamome verte venue du Kerala, pour casser le quasi-monopole indien. En 2000, le Guatemala est devenu le premier producteur mondial, et près de sept dixièmes de sa cardamome sortent d'Alta Verapaz, de trois cent mille exploitations de moins de quatre hectares, tenues pour l'essentiel par les enfants et petits-enfants des mozos colonos attachés aux fincas. À Lachuá, la cardamome et le cacao partagent la même parcelle, sous le bois d'œuvre, le madre de cacao et les arbres fruitiers. Les associations tiennent cette agroforesterie comme une ceinture autour du lac, contre le palmier à huile industriel. Et sur ces parcelles tombent chaque année près de deux mètres quatre-vingt-dix de pluie.

Jeune cacaoyer sous des bananiers, Lachuá

Post-récolte

Fermenté en commun, et des prix publiés

Les fèves fermentent en commun, six jours en caisses de bois, selon le protocole de la FCCI, puis sèchent au soleil indirect, dans un séchoir solaire, sur des tables de bois ou sur des mailles. Ce qu'elles rapportent n'est pas caché : Uncommon Cacao publie les chiffres de Lachuá ligne par ligne, ce que les producteurs ont vendu et ce qu'ils ont touché au kilo, avec le prix export et le prix de vente en face. Une étude de coût de production menée sur place en 2019 leur trouvait une marge large, coûts en argent et en nature compris. Reste le dernier geste : le tri à la main, et les fèves qu'on range dans les sacs GrainPro.

Fèves au séchage sous un tunnel, Lachuá